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Recherche en action - mars 2018
Recherche en action
Mars 2018
Dernières nouvelles sur la recherche diffusées par la Société canadienne de la SP
Au service de la recherche Profil

Maheen Ceizar est tombée en amour avec les sciences alors qu’elle étudiait à la maîtrise en neuroscience à l’Université d’Ottawa. Son projet d’études portait sur les processus de survie et de mort qui régulent les cellules souches au sein du cerveau chez l’adulte. « Au cours de mes études de maîtrise, je me suis découvert une passion pour les sciences et j’ai été emballée par le sentiment d’exaltation que suscitent les nouvelles découvertes. Plus particulièrement, par la façon dont ces découvertes s’imbriquent dans l’ensemble des connaissances que nous possédons déjà, comme une pièce de casse-tête un casse-tête qui demande des années, voire des décennies de travail », explique Maheen. Mue par cet enthousiasme, elle a poursuivi ses études et obtenu un doctorat en médecine cellulaire et moléculaire de l’Université d’Ottawa.

Son parcours l’a ensuite menée à la Société canadienne de la SP, où elle occupe un poste de spécialiste de la recherche, qui comble sa passion pour les sciences et les découvertes puisque son rôle consiste à communiquer les nouvelles les plus récentes sur la recherche dans le domaine de la SP à la collectivité de la SP. Il va sans dire que ce poste lui va comme un gant, étant donné sa formation en neuroscience et son expérience en laboratoire, où elle a souvent eu à vulgariser ses travaux pour un public non expert en la matière!

Lorsqu’on lui demande ce qui la motive le plus dans son travail, voici ce qu’elle répond : « Les motivations sont propres à chaque personne, mais ce que tout le monde dit, c’est que le travail qu’on fait doit nous rendre heureux. » Et le fait pour Maheen de travailler avec d’autres personnes qui ont les mêmes champs d’intérêt qu’elle contribue indéniablement à son bonheur. « Mes collègues sont tout simplement fantastiques, ce qui m’incite encore davantage à continuer ma route au sein de cet organisme formidable qu’est la Société de la SP, qui poursuit une mission remarquable. »
Événements liés à la recherche en SP et possibilités de financement

L’équipe du Service de la recherche de la Société de la SP nous donnera des nouvelles en direct du Congrès annuel 2018 de l’Académie américaine de neurologie (AAN)

Le 70e congrès annuel de l’AAN se tiendra du 21 au 27 avril prochains à Los Angeles, sous le soleil de la Californie. Constituant le plus important rassemblement du monde de spécialistes en neurologie, le congrès de l’AAN réunit plus de 10 000 neurologues et permet à ces derniers de tisser des liens, de discuter de la recherche de pointe et de participer à des activités de formation de haut niveau portant sur divers sujets, dont la sclérose en plaques. Les organisateurs du congrès ont reçu une forte demande pour de l’information sur la SP et sur les maladies attribuables à une inflammation du cerveau. Les membres de l’équipe de la recherche de la Société de la SP seront sur place pour assister aux exposés qui seront donnés ainsi qu’aux présentations par affiches, et ils profiteront de cet événement pour faire un compte rendu des plus récentes nouvelles sur la recherche en SP. Suivez-les sur Twitter (@Dr_KarenLee) et sur le blogue consacré à la recherche (www.drkarenlee.ca). Pour en savoir plus sur cet événement, consultez le site Web de l’AAN.

Marche de l’espoir et Vélotour SP : c’est un départ!

Voici venue la saison de la Marche de l’espoir et du Vélotour SP. Chaque printemps, des milliers de personnes de notre pays se mobilisent dans leur région pour participer à la Marche de l’espoir et au Vélotour SP et amasser des fonds. C’est ainsi que ces gens contribuent à la lutte contre la sclérose en plaques et qu’ils apportent leur soutien aux personnes touchées par cette maladie. Joignez-vous à nous pour contribuer à bâtir un avenir meilleur pour les Canadiens atteints de SP. Consultez les pages Web de la Marche de l’espoir et du Vélotour SP pour en savoir plus sur ces deux événements.

Assistez au prochain webinaire de la Société canadienne de la SP : Coping with the uncertainty of MS (composer avec l’incertitude associée à la SP)

La Société canadienne de la SP annonce la tenue d’un webinaire, le jeudi 12 avril 2018, de 11 h à 12 h (HAP), dans le cadre de la série de webinaires ayant pour but d’aider les personnes touchées par la SP à mieux composer avec la gamme d’émotions causée par l’incertitude associée à cette maladie. La Dre Donna Paproski, psychologue exerçant en Colombie-Britannique, et Mme Gabrielle Veto, personne atteinte de SP depuis plus de vingt ans, exploreront diverses stratégies d’adaptation auxquels on peut recourir lorsque le stress et l’incertitude liés à la SP commencent à avoir des répercussions sur la vie quotidienne. Consultez le site Web consacré à ce webinaire pour obtenir davantage d’information sur celui-ci et vous y inscrire. (Veuillez noter que ce webinaire sera donné en anglais seulement.)
Pleins feux sur la recherche

Selon une étude réalisée avec des modèles murins de SP, la clomipramine pourrait constituer un médicament prometteur contre la SP progressive

Les leviers ou mécanismes qui entraînent la formation de lésions chez les sujets atteints de SP progressive diffèrent de ceux qui sont en cause dans le contexte de la SP cyclique (poussées-rémissions), raison pour laquelle des approches distinctes doivent être adoptées en vue de la découverte de nouveaux médicaments. La SP progressive se distingue par les caractéristiques suivantes : une détérioration des mitochondries (« centrales énergétiques » des cellules); une neurotoxicité cumulative liée au fer et ayant pour effet un stress oxydatif ou la formation de lésions dans le cerveau; une hyperactivité des cellules immunitaires; le maintien de l’intégralité de la barrière hémato-encéphalique (BHE). Pour pénétrer dans le cerveau, les médicaments destinés à traiter la SP progressive devront traverser la BHE, et leur efficacité dépendra de leur capacité à agir sur l’ensemble de ces caractéristiques. Dans le cadre de travaux dont il a été question récemment dans la revue Nature Communications, une équipe de chercheurs s’est employée à étudier des médicaments génériques en vue de déterminer la capacité de ceux-ci à cibler les processus pathologiques associés à la SP progressive. Cliquez ici pour connaître les résultats obtenus par ces chercheurs.

Retrait volontaire du ZINBRYTA (daclizumab) à l’échelle mondiale

Le vendredi 2 mars 2018, Biogen Canada et AbbVie ont annoncé le retrait volontaire du ZINBRYTAMD (daclizumab) du marché à l’échelle mondiale en raison de préoccupations liées à l’innocuité de ce médicament. Huit cas d’inflammation cérébrale (encéphalite et méningo-encéphalite) ont en effet été constatés en Europe chez des personnes traitées par le daclizumab. En raison de la nature et de la complexité des effets indésirables signalés et compte tenu du nombre limité de personnes traitées par ce médicament, Biogen a fait savoir que l’évaluation du profil avantages-risques du ZINBRYTAMD ne pourra être poursuivie. Biogen travaille actuellement en étroite collaboration avec les organismes de réglementation pertinents tels que Santé Canada et les fournisseurs de soins de santé afin d’offrir un soutien adéquat aux personnes traitées par le ZINBRYTAMD. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez notre site Web.

La Société canadienne de la SP soutient deux nouvelles études translationnelles en collaboration avec le Centre for Drug Research and Development (CDRD)

Dans le cadre du processus de découverte de nouveaux médicaments, la recherche translationnelle constitue une étape qui implique de nombreux travaux répétitifs et aux résultats incertains. Les chercheurs procèdent par essais en vue de déterminer si le médicament à l’étude est sans danger et s’il produit des bienfaits auprès d’un modèle animal de la maladie ciblée. C’est au cours de travaux de recherche translationnelle que les chercheurs obtiennent des réponses à des questions cruciales sur les médicaments potentiels : « Quelle est la vitesse d’absorption du médicament à l’étude? Comment se fait sa distribution aux différents tissus? Comment se déroule sa métabolisation et comment est-il excrété? À quelle dose devient-il toxique? » Il importe que les chercheurs résolvent ces questions pour que les médicaments candidats qu’ils étudient puissent constituer un jour des options thérapeutiques efficaces et sans danger. La Société canadienne de la SP et le Centre for Drug Research and Development (CDRD) tont décidé récemment de soutenir conjointement deux nouvelles études translationnelles qui pourraient mener à la mise au point de traitements modificateurs de l’évolution de la sclérose en plaques, au profit des personnes atteintes de SP progressive. Pour en savoir plus à ce sujet, cliquez ici.

Souligner la Journée internationale des femmes et la semaine Cerveau en tête

En l’honneur de la Journée internationale des femmes, le 8 mars dernier, la Dre Karen Lee a rédigé un article qui portait sur les travaux de deux chercheuses qui reçoivent l’appui de la Société de la SP et qui travaillent sans relâche pour contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes aux prises avec la SP. Par ailleurs, pour souligner la semaine Cerveau en tête, également en mars, nous avons publié un billet sur notre blogue qui traitait de la santé du cerveau en lien avec la sclérose en plaques et qui faisait référence au MS Brain Health Report (rapport sur la santé cérébrale dans le contexte de la SP). Vous pouvez lire ces deux publications en vous rendant à drkarenlee.ca.
Recherche subventionnée par la Société de la SP

Ce mois-ci, nous vous présentons des travaux de recherche du Dr James Mariott, professeur adjoint au Département de médecine interne (neurologie) de l’Université du Manitoba. Le Dr Mariott a obtenu son diplôme de médecine de l’Université de Kingston, en Ontario, avant de faire une maîtrise en épidémiologie clinique à l’Université de Toronto et de suivre une formation postdoctorale axée sur la sclérose en plaques. Le Dr Mariott s’intéresse aux essais cliniques qui portent sur les médicaments modificateurs de l’évolution de la SP (MMÉSP), de même que sur la prise en charge des symptômes associés à cette maladie tels que la fatigue.

Le scientifique a reçu une subvention de près de 70 000 $ à l’issue du concours annuel 2015-2016 de bourses et de subventions de la Société de la SP pour mener une étude sur l’impact des MMÉSP sur la fréquence des poussées et l’utilisation des ressources du système de santé. Pour tirer pleinement parti du potentiel d’un médicament donné, il est essentiel de comprendre ses effets immédiats, mais également de déterminer ses effets à long terme. Le Dr Marriott et son équipe étudieront les bienfaits à long terme de divers médicaments destinés au traitement de la SP, tels que les interférons et l’acétate de glatiramère. Plus précisément, ils se pencheront sur les questions suivantes pour chacun des médicaments à l’étude : « À quelle fréquence une personne atteinte de SP qui prend le médicament à l’étude consulte-t-elle son médecin? Cette personne a-t-elle été hospitalisée plus souvent à cause de son traitement ou moins souvent grâce à celui-ci? À quel point ce médicament est-il efficace en matière de prévention à long terme des poussées? » L’équipe du Dr Marriott est en train de mettre au point des programmes informatiques qui lui permettront de saisir toutes les données administratives nécessaires pour évaluer rapidement la fréquence des poussées et le taux d’utilisation des ressources du système de santé chez les personnes qui prennent un médicament contre la SP et de les comparer à ceux observés chez les personnes qui ne prennent aucun médicament contre cette maladie. Ce projet aidera les personnes atteintes de SP et leur médecin à prendre des décisions plus éclairées en ce qui concerne les traitements offerts actuellement contre la SP.

Le Dr Marriott fait également partie du groupe de chercheurs qui mènent l’étude MESCAMS, laquelle est en partie subventionnée par la Société canadienne de la SP. Les cellules souches mésenchymateuses (CSM) ont récemment capté l’attention des chercheurs en sclérose en plaques en raison de leur capacité de réduire l’inflammation nocive et de promouvoir la réparation des tissus. Toutefois, on ne sait pas encore si les personnes atteintes de SP pourraient bénéficier d’un traitement par CSM. Un essai clinique de phase II a donc été lancé dans le but d’évaluer l’innocuité de la greffe autologue de CSM (les cellules souches sont prélevées sur le sujet lui-même) pour les personnes atteintes de SP et de déterminer si ce traitement peut réduire l’inflammation cérébrale nocive et, peut-être, contribuer à réparer le système nerveux central. Vous aimeriez participer à cet essai? Consultez la section Participation à une étude du présent bulletin.

Le saviez-vous?

La Société canadienne de la SP a dévoilé les résultats de son concours 2018-2019 de bourses et de subventions de recherche. La Société de la SP félicite les candidats qui ont reçu du financement. Elle tient également à souligner le formidable travail et l’engagement envers la recherche en SP de tous les candidats. Vous pouvez consulter la liste des chercheurs qui ont reçu une subvention de fonctionnement ou une bourse de personnel sur notre site Web.
Participation à une étude
Le Portail sur la recherche en SP proposé par la Société canadienne de la SP permet de mettre en communication les chercheurs canadiens en quête de participants pour leurs études et les personnes touchées par la SP qui souhaitent prendre part à de tels travaux. Dans la présente section du bulletin Recherche en action, il est question tous les mois de l’une des études présentées sur ce portail, comme celle qui est exposée ci-après :

Étude sur les cellules souches mésenchymateuses utilisées dans le traitement de la SP MESCAMS.

L’étude MESCAMS fait partie d’un vaste essai multinational mené auprès d’au moins 160 personnes atteintes de SP, dans neuf pays, dont le Canada. Tous les participants seront soumis à une procédure impliquant le prélèvement de cellules souches mésenchymateuses (CSM) à partir de leur propre moelle osseuse puis à la réintroduction de ces cellules par intraveineuse dans leur organisme au début ou à 24 semaines de l’étude. Une substance factice (placebo) sera administrée à ceux qui ne recevront pas de CSM. Ceci permettra de déterminer l’effet réel des cellules souches. Contrairement à des études antérieures menées sur la greffe de cellules souches hématopoïétiques destinée à faire redémarrer le système immunitaire, le traitement par les CSM ne nécessite pas de chimiothérapie. Soulignons par ailleurs que ce type de traitement ne risque pas d’entraîner le rejet des cellules greffées puisque ces cellules sont celles du receveur lui-même (on parle alors de cellules souches autologues). L’essai a été amorcé au début de l’année 2015; on s’attend à ce qu’il s’achève au milieu de 2018. Pour consulter la page consacrée à cette étude, accédez au Portail sur la recherche en SP.
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